J'ai reçu le mail suiavnt du collectif sauvons la recherche, j'avais signé la pétition en début d'année. Il me semble important de poursuivre cette action afin de préserver un avenir correcte à notre pays. Afin que le ministère tienne ces engagements une pétition en ligne est disponible.
Lettre à tous les signataires
Le 9 novembre, le rapport des Etats Généraux a été remis aux ministres
François Fillon et François d'Aubert.
Depuis cette date nous sommes très vigilants sur le sort fait à ces
propositions, et en particulier celles concernant le point crucial de
l'emploi des jeunes. Nous appelons les destinataires des messages de
"Sauvons la Recherche" à partager notre vigilance.
Lors de l'émission "100 minutes pour convaincre", François Fillon s'est
exprimé sur la question du statut des jeunes chercheurs.
Il a déclaré : "la communauté scientifique a proposé la création d'une
sorte de contrat de 5 ans pour pouvoir aider les jeunes chercheurs (...) Je
suis favorable à ce statut de 5 ans". En se référant à la communauté
scientifique, le ministre faisait sans doute allusion au rapport des Etats
généraux. Si c'est le cas, il a fait un grave contresens, qu'il nous faut
absolument corriger.
Sur la question de l'emploi des jeunes, une proposition centrale des Etats
Généraux est de demander un plan pluriannuel pour l'emploi, et de proposer
plusieurs milliers de créations de postes par an. Une autre proposition est
de demander que la thèse soit considérée comme un premier emploi, que les
doctorants soient financés sur CDD.
Dans ce cadre et dans ce cadre seulement-, la proposition de postes de
chercheurs associés, avec des contrats de 2 ou 3 ans non-renouvelables (et
non pas de 5) est destinée à aménager la période entre la thèse et une
embauche, qui peut avoir lieu très vite après la thèse, et non pas à créer
une nouvelle catégorie de chercheurs précaires en instaurant une période de
5 ans avant le recrutement. Nous ne sommes pas favorables à la création de
ces contrats de chercheurs associés s'ils ne sont pas associés à une
politique de recrutement important.
Nous voulons aussi rappeler avec force la première conclusion des EG, celle
qui affirme que la recherche française est condamnée dans des secteurs
essentiels si un accroissement massif des moyens, chiffré à 1 Milliard
deuros annuels pendant 5 ans, nétait consenti par la nation. Il ny a
aurait évidemment aucun sens pour leffort national à recruter des jeunes
si cest pour les accueillir dans des laboratoires sans moyens, incapables
de soutenir la compétition avec les laboratoires étrangers des pays
équivalents, et dabord européens. Nous sommes particulièrement inquiets de
ce point de vue de voir resurgir progressivement un discours de déni des
réalités, lénifiant, qui nous rappelle tristement celui que nous tenait la
ministre C. Haigneré et le premier ministre à lépoque. Après les fortes
paroles sur la Recherche et les chercheurs tenues à Genève par le président
de la République lors de la cérémonie danniversaire du CERN il y a
quelques semaines, on pouvait sattendre à tout autre chose. Nous sommes
moins que jamais décidés, après les EG, à laisser se désagréger loutil de
recherche français.
Nous adressons copie de ce message aux ministres François Fillon et
François d'Aubert.
Par ailleurs, une autre proposition importante des Etats Généraux est la
reconnaissance de la valeur du doctorat sur le marché du travail. Nous
avons eu le plaisir d'entendre, toujours dans l'émission "100 minutes pour
convaincre", que François Fillon partageait cette conviction.
Concrètement, des syndicats et la Confédération des Jeunes Chercheurs ont
lancé une pétition pour demander que le doctorat soit reconnu dans les
conventions collectives et la fonction publique, de telle sorte par exemple
que le salaire d'embauche d'un ingénieur-docteur soit supérieur à celui
d'un ingénieur, ce qui n'est pas le cas actuellement.
SLR soutient cette pétition et vous invite à la signer, voir sur le site :
http://recherche-en-danger.apinc.org/article.php3?id_article=1020

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